Comment retrouver notre équilibre intérieur ? Quel est le rôle du cerveau et de la respiration dans cette étape ?

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Le cerveau est un vaste système de mémoires qui engrange nos expériences accumulées depuis notre naissance. Notre mémoire reflète le monde tel qu’il nous apparait tout au long de notre vie, sous la forme d’événements.

A partir de ces contenus de mémoire (conditionnements, croyances), le cerveau fait à tout instant des projections qui sont confrontées aux nouvelles expériences et intégrées à leur tour. C’est ce système de mémorisation-projection qui constitue l’essentiel de l’intelligence humaine, et organise les perceptions, la créativité et même la conscience.

Savez-vous que nous avons 3 cerveaux ?

cerveauNos réflexes archaïques et nos pulsions vitales sont régis par le cerveau primaire, dit reptilien,

  • Nos émotions sont regroupées dans notre cerveau limbique, siège de notre mémoire et de nos souvenirs,
  • Notre cortex est le centre de notre pensée, de notre réflexion et le lien entre la conscience et le corporel.

 

Le cerveau reptilien concerne davantage le combat ou la fuite, car au temps des premiers hommes, bien avant la parole ou la capacité d’organisation de notre cortex développé, ce cerveau connu pour son instinct de survie, nous a permis de maintenir le fonctionnement de notre base essentielle et de nous développer.

Ce n’est que plus tard que le cortex va permettre à l’homme « d’évoluer ».

Cette évolution lente basée sur la connaissance est étroitement liée aux peurs (ce qui sera le sujet d’un autre article de mon blog)…

La fonction principale du cerveau est de contrôler les actions de l’organisme à partir des informations sensorielles qui lui parviennent.

Ces signaux sensoriels, reçus par les nerfs des différentes régions de l’organisme (les 6 systèmes en sophrologie), sont transmis aux organes et peuvent stimuler une réponse immédiate, moduler un schéma d’activité en cours, ou être emmagasinés pour un besoin futur.

Ce jeu de réception, d’intégration, et d’émission de signaux explique à la fois les sensations, le mouvement, la mémoire et la conscience.

Une fonction importante du cerveau est de traiter l’information reçue par nos 5 SENS : le toucherla vue, l’ouïe,, l’odorat, et le goût.

Mais il peut également recevoir d’autres informations sensorielles comme la température, l’équilibre, le poids, la pression, la position des membres. (Cf auto-training de Schultz en sophrologie) 

Le cerveau contrôle également le système nerveux autonome, la partie responsable des fonctions automatiques.

Ce système nerveux autonome (aussi appelé système neurovégétatif) est la partie responsable des fonctions non soumises au contrôle volontaire.

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Il contrôle notamment les muscles lisses (digestion, vascularisation...), le muscle cardiaque, la majorité de nos glandes (digestion, sudation…), et se divise en deux parties aux fonctions antagonistes: le système sympathique (rôle d’accélérateur) et le système parasympathique (rôle du frein).

Il va permettre de gérer notre stress.

« Le stress ou syndrome général d’adaptation est une réaction normale du corps à des contraintes de l’environnement. »

En cas de stress aigu, notre corps réagit instantanément : dilatation de la pupille, inhibition de la salivation (effet bouche sèche), hyperventilation, accélération du rythme cardiaque, relaxation de la vessie (envie subite d’aller faire pipi), et libération d’hormones (adrénaline et cortisone).

Après un temps de repos, l’effet inverse se produit, notre rythme cardiaque s’apaise et notre corps retrouve peu à peu son équilibre intérieur (principe d’homéostasie). D’autres hormones sont alors libérées, dites hormones du bonheur : l’endorphine, la dopamine et la sérotonine.

« Le stress aigu disparait rapidement, il aide le corps à augmenter ses performances et à s’adapter à une situation nouvelle. »

Mais si le stress perdure notamment par des causes plus profondes, il devient chronique. Notre corps restant perpétuellement en état d’alerte, notre système nerveux autonome trop sollicité finit par ne plus fonctionner à 100% de ses capacités et notre corps s’épuise générant des troubles sur notre santé au niveau physique (douleurs diverses et localisées), mental (manque de concentration, prise de décision, mémorisation, rumination), émotionnel (anxiété, tensions, fatigue persistante), voire comportemental ( insomnie, irritabilité, troubles de l’appétit (anorexie ou boulimie), consommations d’alcool, de drogue …

Il convient alors d’agir afin de récupérer notre capacité d’adaptation et notre équilibre intérieur.

Dans notre corps, juste en dessous de la pointe du sternum entre les côtes basses se trouvent le plexus et le diaphragme thoracique, muscle principal de la respiration qui ressent les émotions et le stress avant même que le cerveau ne les enregistre !

C’est le carrefour de notre système neurovégétatif, un centre énergétique et le centre de la confiance en soi.

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Notre diaphragme, bénéficie naturellement d’étirements réguliers qui lui rendent sa souplesse, rôle dédié à la respiration… sauf que dans la réalité, nous accumulons beaucoup trop de tensions.

Si vous ressentez une tension au niveau du sternum, qu’il est durci ou noué, « apprenez à ralentir » :

 

 »  Votre corps vous envoie un signal d’alarme qui symbolise un état de stress intense ou de surmenage ».

Comme nous l’avons abordé plus haut, un stress chronique finit donc par épuiser notre corps, entraînant de nombreux problèmes psychiques (anxiété, dépression, RPS) et des désagréments de toutes sortes (respiration bloquée, sensation d’étouffements, coeur oppressé, ballonnements, colites, nœud à l’estomac, digestion difficile, douleurs au niveau du dos, des hanches, des genoux): « nous somatisons ».

Comme le diaphragme se fixe sur le devant des vertèbres lombaires, il est également souvent à l’origine de tensions localisées à cet endroit. (« nous en avons plein de dos »)

Par la mise en place d’une respiration contrôlée douce et calme au niveau abdominal (dite diaphragmatique pausée en sophrologie (RDP), nous apprenons à libérer nos tensions.

Cela procure rapidement un sentiment de calme, de paix et de sérénité en permettant la détente dans cette zone profonde si souvent le siège de noeuds très anciens : d’où l’expression « dénouer les tensions ».

En sophrologie nous testons la relation qui existe entre notre respiration et chacun de nos muscles en faisant une tension douce en IRTER*, sur un système en particulier ou sur toute notre corporalité. * IRTER : Inspiration – rétention (poumons pleins) – tension – expiration – relâchement

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Cet étirement de notre chaîne musculaire permet progressivement d’instaurer la détente dans toute notre corporalité.

Mais pourquoi sommes-nous si tendu ?

 Piégé dans un état constant de fuite en avant ou de lutte, (cerveau reptilien), le corps et nos 4 diaphragmes en particulier sont constamment soumis au stress.

Au moment de la naissance déjà, ce premier changement d’environnement est violent pour le nouveau-né : le passage du confortable liquide amniotique du ventre maternel au monde extérieur est souvent vécu comme une première cause de stress.

Cette situation s’aggrave par des phénomènes subis dans nos modes de vie moderne de plus en plus sédentaires : nous passons notre temps assis sur des sièges automobiles engoncé par une ceinture de sécurité, serrés dans nos vêtements ou nos chaussures qui limitent nos mouvements naturels, à des postes de travail sur des outils informatiques qui monopolisent notre attention et multiplient les postures inadaptées (troubles musculo-squelettiques : TMS).

Notre équilibre est faussé et nos diaphragmes en sont les premières victimes collatérales.

En rétablissant la souplesse de ces muscles, nous libérons les tensions accumulées et les craintes non fondées sur la vie, ce qui a pour conséquence d’améliorer notre bien-être aux niveaux physique, émotionnel et mental.

Assouplir nos diaphragmes est vital car cela permet de rééquilibrer notre énergie et de nous sentir plus présent dans le moment à nos pensées et à nos actes.

Cette nouvelle stabilité structurelle profite à tous nos systèmes, en se répercutant à tous nos organes, notre respiration circule dans notre corps et répartie notre énergie de manière plus harmonieuse.

Un corps souple, détendu et qui respire bien, soutient le mental et réciproquement : chacun se nourrit de l’énergie vitale et de l’équilibre de l’autre…

La sophrologie, par sa dimension éducative, a donc un rôle majeur à jouer dans notre bien-être.

 

http://www.sophroespacedevie.fr

Signature Gilles Taraquois 2

 

 

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