Sortir de son burn-out !

Malgré la médiatisation constante de ce mal-être que l’on nomme « burn-out », il n’existe toujours pas de consensus du milieu médical sur la définition du syndrome d’épuisement professionnel ni sur les traitements à apporter. Les sujets touchés et désorientés ne savent pas toujours vers qui se tourner !

QUELS SONT LES ACTEURS DE LA PREVENTION ?

  1. L’employeur: Il a l’obligation de formaliser l’évaluation des risques psychosociaux dans un document unique dans lequel il doit préciser les plans d’actions et les moyens à mettre en oeuvre pour traiter ces risques,
  2. Les ressources humaines: Elles ont les compétences pour repérer les situations de crise ; elles doivent aussi être à l’écoute des salariés en souffrance en les conseillant et les soutenant,
  3. Le CHSCT(comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) : Il a compétence pour proposer des actions de prévention, et pour contribuer à rechercher des facteurs pathogènes dans les processus ou l’organisation du travail,
  4. Les délégués du personnel: Ils disposent d’une procédure d’alerte en cas d’atteinte aux droits des salariés et aux libertés individuelles, et lorsque la santé des salariés est mise en danger,
  5. Les médecins du travail: Ils ont un rôle majeur de prévention puisqu’ils doivent écouter et conseiller les salariés (notamment pour les arrêts de travail.)

Les premiers signes physiques de ce surmenage d’origine professionnelle sont souvent diffus et susceptibles d‘être imputés à d’autres pathologies.

Il s’agit au départ de maladies aux symptômes physiques, qui touchent des personnes auparavant en bonne santé.

 La maladie est « sournoise »

 Essentiellement d’origine professionnelle, le« burnout » est un processus autant qu’un état, conduisant à un effondrement physique, intellectuel et émotionnel provoqué par une modification majeure et durable du rythme de vie professionnel.

 COMPORTEMENTS A RISQUES

Que le collaborateur se sente investi d’une « mission » ou qu’il y ait malveillance ou négligence de la part de la hiérarchie, un salarié qui oublie la fatigue et qui n’a pas conscience de ses limites devrait inquiéter ses collègues et son manager.

Bien entendu, la vie de l’entreprise est rythmée par des moments forts (réunions, séminaire de ventes, salons, restructurations, réorganisations) qui impliquent des « pics de stress » mais ces évènements doivent rester exceptionnels, ces périodes de surcharge ne doivent en aucun cas devenir une norme.

« Un surinvestissement « encouragé » et (ou) un travail subi, qui s’installe dans la durée sont des comportements à risques, »

 Les phases de récupération sont donc absolument nécessaires afin de recharger ses batteries, encore faut-il en prendre conscience.

Si vous ne pouvez pas vous accorder de pauses sur votre lieu de travail, si votre manager ne vous accorde pas les congés demandés, si vous n’appliquez pas le « droit à la déconnection », c’est qu’il y a un véritable problème de conscience !

PHASES, SIGNES et SYMPTOMES QUI DOIVENT ALARMER

Il est important de comprendre que le syndrome d’épuisement professionnel survient certes sournoisement, mais il respecte 3 phases clefs et certains signes d’alerte doivent inciter à la plus grande vigilance.

 Un ou plusieurs symptômes sont persistants et apparaissent pour la première fois chez des personnes auparavant en bonne santé :

  • Douleurs musculaires multiples sans raison apparente,
  • Grande fatigue qui s’accentue au fil des mois,
  • Modification de la qualité du sommeil (coups de pompe inexpliqués, excès de sommeil).

3 grandes phases :

  1. PHASE D’INVESTISSEMENT ELEVE (Idéalisme et euphorie professionnelle)

« Engagement élevé suite à un changement professionnel dans lequel le sujet a fondé beaucoup d’espoirs (nouvel emploi, promotion, création d’entreprise, réalisation d’une vocation). »

 SIGNES ET SYMPTOMES :

  • Une extrême motivation,
  • Une endurance physique inhabituelle permettant d’effectuer de longues heures de travail ou de s’attaquer à des problèmes ardus,
  • Une modification du tempérament (excès d’enthousiasme),
  • Un débit de parole rapide,
  • Un manque de sommeil souvent accompagné d’une mauvaise alimentation,
  1. PHASE D’EPUISEMENT EMOTIONNEL (« Plafonnement » et désillusion)

« Après ce sur-investissement, le sujet, déjà physiquement épuisé par ce surcroît de travail, réalise que son objectif ne peut se réaliser ou bien que la reconnaissance escomptée n’est pas au rendez-vous. Le corps réagit à cette désillusion professionnelle. »

SIGNES ET SYMPTOMES :

  • Une fatigue intense peu ou jamais apaisée par le sommeil,
  • Un sommeil profond,
  • Des problèmes de concentration,
  • Des troubles musculo-squelettiques multiples avec douleurs diffuses,
  • Un désintérêt pour la profession exercée ou pour l’objectif à atteindre,
  • Une attitude cynique voire de l’agressivité envers son environnement professionnel (missions à accomplir, collègues),
  • Une perte de courage et / ou un sentiment d’impuissance,
  • Une grande difficulté ou une impossibilité à se réveiller et à se lever,
  • Une tentation de s’isoler avec une modification du caractère (excès de colère)
  1. PHASE D’ARRET FORCE:

« Epuisé et incapable du moindre mouvement, le corps ne peut plus avancer et l’arrêt maladie est inévitable. »

Durée de la maladie

Si le processus s’installe lentement et sournoisement (parfois 6 mois à plus d’un an), la durée des soins dépendra de l’état de santé générale de l’individu atteint, du contexte et de la qualité de l’accompagnement :  il faudra souvent plusieurs mois avant d’envisager un retour à l’emploi.

Un diagnostic précoce permettra néanmoins :

  • D’écarter tout risque de maladie organique,
  • De s’arrêter à temps pour reconstituer ses forces et éviter d’atteindre la phase d’effondrement,
  • D’envisager un retour à l’emploi d’autant plus rapide.

Quels traitements ?

  1. Le syndrome d’épuisement professionnel est une maladie d’abord physique,
  2. Il ne s’agit pas d’une dépression,
  3. Il n’existe pas de médicament contre le syndrome d’épuisement professionnel,
  4. Les antidépresseurs et anxiolytiques sont déconseillés à moins qu’un diagnostic de dépression ou d’autres troubles psychiques soit clairement posé,
  5. Dès l’arrivée des premiers symptômes et/ou pendant la période d’arrêt, n’hésitez pas à expérimenter les thérapies « douces » type sophrologie et à renouer avec une meilleure hygiène de vie,
  6. Pouvoir parler,trouver une écoute attentive, sans jugement, est un très bon début,

« L’accompagnement par la sophrologie ne constitue pas « le traitement miracle », mais il développe une prise de conscience susceptible de mettre le doigt sur ce qui blesse et permet d’apporter un « mieux-être » général rapidement. »

Et la prévention dans tout cela ?

L’entreprise est un lieu de création, d’échanges et de développements qui offre des moments forts et fédérateurs.

Le lancement d’un projet, la prise de parole en public, la participation à un salon sont des évènements qui stimulent et enrichissent, mais qui génèrent aussi des efforts intellectuels et physiques intenses, en d’autres termes du stress.

Ce stress est une réaction physiologique normale qui permet à l’humain de s’adapter à une situation de danger (cerveau reptilien) mais s’il est continu, il devient chronique et toxique et peut provoquer de graves maladies.

On peut se prémunir des situations de stress professionnelen travaillant à l’échelle de l’entreprise sur l’organisation de travail, mais aussi à l’échelle de l’individu, qu’il soit collaborateur, manager ou dirigeant en l’accompagnant avec des méthodes douces et brèves qui ont déjà fait leurs preuves : LA SOPHROLOGIE PROPHYLACTIQUE est de celles-là.

Ecouter son corps et le respecter,

  • Réapprendre à « RESPIRER » (notre cerveau est un muscle qu’il est nécessaire d’oxygéner).
  • Pratiquer la relaxation dynamique pour relâcher les tensions musculo-squelettiques,
  • Visualiser le positif dans le présent « Ici et maintenant », dans le futur (créativité et imaginaire) ou en revisitant le passé avec un regard neuf,
  • La lecture permet de focaliser l’attention et de se détacher des pensées ruminantes,
  • L’apprentissage pour se former et grandir,
  • La méditation pour se centrer…

Gérer son emploi du temps,

  • Planifier sa semaine et hiérarchiser le vital, de l’urgent et du prioritaire,
  • Débuter la matinée par les missions les plus compliquées (on est plus en forme le matin),
  • Résister à la tentation d’une journée continue et programmer des pauses (sortir de son bureau, parler à ses collègues, faire une collation dans un endroit calme, s’aérer, mettre en place un rituel bienveillant (sophrologie),
  • Programmer au moins une soirée par semaine en famille, entre amis afin de vous ressourcer,
  • Accordez-vous des instants rien que pour vous afin de faire le vide et pour recharger vos batteries,

« Passer du temps avec soi-même peut aider à mieux se connaître et à retrouver l’essentiel, ce qui fait sens à nos yeux. »

Questionnez-vous sur votre relation au travail…

  • Arrivez-vous à poser des limites ?
  • Savez-vous dire non ?
  • Parvenez-vous à déléguer ?
  • Avez-vous déjà évoqué vos besoins avec votre hiérarchie ?
  • Vous considérez-vous comme un perfectionniste ?

« Certes, l’entreprise est responsable de la sécurité et de la santé de ses salariés, mais ne perdez jamais de vue que vous êtes le seul en mesure de faire changer les choses pour et par vous-même… »

De nos jours, la pression du rendement et celle suscitée par les nouveaux modes de communication (infobésité) font de nouvelles victimes : absence de frontière entre vie professionnelle et vie privée, sollicitations permanentes réduisant le temps de repos, rythme de travail modifié…

Souvent portées par des idéaux élevés, les personnes surinvesties, dévouées jusqu’au sacrifice, finissent par s’effondrer quand elles se heurtent à un mur ou quand elles prennent conscience qu’elles ne peuvent pas atteindre leurs objectifs.

« Le syndrome d’épuisement professionnel est un « mal » évitable. »

  1. Etape 1 Essayer d’identifier ce qui ne va pas

Vous êtes en poste et vous sentez la lassitude ou la fatigue vous envahir, ou bien vous manquez de motivation, essayez de répondre aux questions suivantes sans jugement ni a priori.

 Sur le poste que vous occupez !

  • Êtes-vous satisfait de votre poste actuel ?
  • Dans quelles circonstances l’avez-vous accepté ?
  • Votre travail comble-t-il des besoins ? Lesquels ?

Sur votre rythme de travail !

  • Votre activité a-t-elle changé depuis votre prise de fonction ? Si oui, en quoi ?
  • Ces changements ont-ils affecté votre satisfaction professionnelle ?
  • Ces changements ont-ils modifié votre équilibre vie privée- vie professionnelle ?
  • Arrivez-vous à bien gérer votre temps ?

Sur vos objectifs !

  • Sont-ils S.M.A.R.T : spécifiques, mesurables, atteignables, réalisables, à quelle échéance?
  • Estimez-vous qu’une formation est nécessaire afin de les atteindre sereinement ?
  • Pensez-vous être suffisamment impliqués dans l’élaboration de vos objectifs ?

Sur vos conditions de travail!

  • Les conditions dans lesquelles vous exercez votre travail sont-elles pénibles ? (Open-space, temps de trajet, relations entre services, avec la hiérarchie ?)
  • Souhaitez-vous être plus impliqués dans le choix de votre environnement de travail ou dans les processus de décisions(outils, formations, environnement, ergonomie) ?

Sur votre hiérarchie

  • Ressentez-vous le besoin d’améliorer le dialogue et les temps d’échange avec elle ?
  • Vous sentez-vous surqualifié pour le poste ou souhaitez-vous évoluer vers plus de responsabilités au sein du service ?


Sur votre avenir professionnel

  • Avez-vous exercé votre activité depuis trop longtemps et envisagez-vous une reconversion au sein de l’entreprise ?
  • Appréciez-vous toujours votre métier ?
  • Voulez-vous changer de secteur ?
  • Souhaitez-vous rejoindre une organisation qui aura plus d’égard envers vous, envers votre métier ?

Après ce premier travail d’introspection, vous avez peut-être déjà une idée plus claire sur vos attentes et sur les possibles leviers d’amélioration.

  1. Etape 2 : Améliorer votre quotidien par vous-même

Sachez relativiser, prenez du recul et analysez aussi les bons côtés de votre travail actuel :

  • Une hiérarchie compréhensive,
  • Une localisation permettant une proximité et qualité de vie privée agréable,
  • Une entreprise à forte notoriété aux avantages sociaux conséquents (CE, mutuelle, voiture …)


Votre fatigue reste bien présente …

  • Peut-être un effet de résistance à de nouvelles contraintes, suite à un changement dans votre activité (surcharge de travail pour remplacer un collègue en vacances ou en arrêt maladie, restructuration interne, déménagement des bureaux).
  • Vous avez peut-être besoin d’un meilleur équilibre vie professionnelle – vie privée :
    Votre nature perfectionniste et votre sens de l’engagement ne vous incitent pas à vous déconnecter alors qu’il est nécessaire de recharger régulièrement ses batteries.
"Cette introspection vous a permis d’identifier un mal-être plus profond?"

N’attendez pas le point de rupture pour prendre du recul, examinez votre situation de façon objective et réfléchissez à votre projet professionnel, à vos motivations, à vos capacités, à vos dons et à vos besoins fondamentaux.

  • Vous avez besoin de donner du sens à votre travail ? des solutions peuvent émerger en interne : vous associer à un groupe de projet dans l’entreprise, préparer les étapes de votre évolution de carrière avec la DRH…
  • Vous avez besoin de reconnaissance car vous vous investissez beaucoup ? Ce sentiment est normal car l’activité professionnelle fait partie de notre parcours identitaire.mais il est nécessaire de trouver la bonne distance avec votre travail.

Que vous ayez besoin d’un accompagnement spécifique, que vous soyez en attente de plus d’estime sociale, la première des démarches est d’essayer de trouver d’abord en interne des solutions avec votre hiérarchie ou avec la direction des ressources humaines, la sophrologie au sein des locaux (ou en externe) est une méthode d’accompagnement à part entière très efficace et facile à mettre en place dans ce cadre-là.

Rechercher d’abord des solutions en interne,

  1. Vous êtes salarié et vous hésitez à parler à votre hiérarchie, sachez que la loi oblige désormais l’employeur à veiller à la santé et à la sécurité (RPS).

« N’attendez pas que la souffrance morale devienne insupportable pour faire part de vos attentes avec votre hiérarchie. »

2.  Vous êtes manager et vous hésitez à engager le dialogue avec un collaborateur que vous sentez en souffrance. En dehors de votre responsabilité première d’encadrant, n’oubliez pas qu’une équipe qui ne va pas dans le même sens ne pourra jamais atteindre les résultats attendus.

  • Créez un climat de confiance pour permettre à chacun de s’exprimer sereinement, avec neutralité et bienveillance, en n’exposant que les faits qui ont conduit à la situation actuelle et à ce ressenti,
  • Evitez tout jugement de valeur et privilégiez les critères objectifs,
  • Restez factuel et constructif lorsque vous proposez des actions susceptibles d’améliorer la situation,
  • Montrez-vous attentif et compréhensif face au message de l’autre.

Tous les types d’entretien professionnel, formels ou informels, ont pour but d’aider le collaborateur à construire son projet professionnel (le replacer dans l’organisation, valoriser son travail, actualiser ses objectifs, définir les moyens pour les réaliser: formations et coaching pour développer les compétences, délégations…), en permettant au manager de développer ces actions dans un climat serein, à condition d’adopter une posture de manager efficace et bienveillant et de rester précis, objectif et factuel.

Recommandations pour les managers,

Pendant l’entretien, si votre collaborateur évoque un problème de santé physique ou psychologique, d’origine personnelle ou professionnelle, ramenez l’entretien sur un terrain professionnel (au moins dans un premier temps) mais ne faites pas la sourde oreille: sachez entendre ce mal-être et conseiller de consulter un professionnel compétent (médecin du travail, médecin traitant, psychologue) pour ne pas laisser votre interlocuteur dans le déni ou la souffrance.

N’oubliez pas que vous représentez aussi l’employeur, et qu’à ce titre, des mesures de prévention des risques professionnels doivent être prises.

Le syndrome d’épuisement professionnel (« burnout ») est associé (en France) aux facteurs de risques psychosociaux d’origine professionnelle (RPS), qui recouvrent notamment le stress et les situations professionnelles pathogènes prolongées (surcharge de travail, harcèlement moral) générant un stress chronique et oxydatif ressenti.

« Ne vous isolez pas, salarié ou manager, faites-vous accompagner ! »

Près de chez vous, vous avez sans doute un sophrologue recommandé, (www.medoucine.com) qui saura vous accompagner avec bienveillance et professionnalisme !

http://www.sophroespacedevie.fr 

Signature Gilles Taraquois 2

 

 

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