CASSER LA ROUTINE (…) OUI MAIS COMMENT FAIRE ?

La routine est un piège!

Si nous laissons nos habitudes s’installer, elles nous usent et abiment la relation à l’autre. Les liens amicaux, sentimentaux ou professionnels s’étiolent: les objets familiers et bien pire les êtres que l’on a désirés profondément deviennent petit à petit insignifiants et fades (…)

Un vieux chef Cherokee a enseigné ceci sur sa vie à son petit-fils :

  • « Il y a un grand combat qui se passe à l’intérieur de nous tous, lui dit-il. C’est un combat entre deux loups, l’un est le mal, il est colère, envie, culpabilité, jalousie, tristesse et ego (…), l’autre est bon, il est joie, amour, partage, gratitude, espoir, vérité et foi… »
  • Le petit fils lui demande : « Quel est le loup qui gagnera ? »
  • Et le chef lui répond : « Celui que tu nourris »

La routine est donc bien un piège qui se fond sournoisement dans nos relations.

Pourtant, il existe une solution (…)

Pour ne pas tomber dedans (ou bien pour en sortir si vous êtes déjà dedans), une capacité est fondamentale à développer, une capacité que nous avons toutes et tous en nous : l’ATTENTION.

« La plus belle façon de développer cette attention est de mobiliser nos sens en vivant chaque action comme si c’était la première fois, avec un regard neuf. »

Exemple d’une action que nous répétons machinalement plusieurs fois par jour en étant ailleurs, accaparé par nos pensées : « Se laver les mains ». Cette action peut prendre un tout autre sens si nous posons toute notre attention, justement, sur nos sens : « Expérimentez-la en mobilisant vos sensations tactiles (texture du savon, température de l’eau, toucher de la peau (…) et olfactives (parfum ou odeur du savon (…) et accueillez vos ressentis sans jugement »

Autre exemple : Réapprenez à regarder votre compagne – votre conjoint – vos enfants quand vous rentrez chez vous, avec un regard neuf, comme si c’était la première fois. Nous avons souvent, soit la « tête habitée »par ce que nous avons vécu au cours de la journée : nous sommes dans le passé, soit par ce que nous devons faire le lendemain : nous sommes dans le futur !

« Ce qui nous met en souffrance, c’est que la seule place où nous ne sommes pas généralement : c’est dans le présent, dans l’ICI et MAINTENANT, »

En identifiant et reconnaissant les gestes les plus ordinaires de mon quotidien je prends soin de ma relation à l’autre.

 Dans le milieu professionnel, le besoin de reconnaissance, par exemple, permet de sortir de la routine et de retrouver du sens.  Mais pour que cette reconnaissance apparaisse ou soit entretenue dans cet espace de travail elle doit être précédée encore une fois d’un minimum d’ATTENTION : c’est cette qualité d’attention et l’authenticité que l’on mettra dans la relation qui va permettre de faire de grandes et belles choses. 

« Nous sommes malheureusement passés d’une société qui aimait les personnes et qui utilisait les choses (objet matériel) à une société qui aime les choses et utilise les personnes » (Jean-Pierre Durand – sociologue)

Les relations entre les êtres humains sont donc subordonnées aux relations entre les êtres humains et les choses – Nous devenons une ressource dont le rendement doit être satisfaisant au même titre qu’un outil, une machine, une matière première (…)

La reconnaissance et l’attention que l’on met dans la relation peuvent renverser cette tendance en redonnant sa place à l’humain, que ce soit dans le monde du travail mais aussi à l’extérieur du cadre professionnel (la famille, le couple)

En développant notre Attention et en exprimant nos émotions de manière régulière (notamment cette reconnaissance et cette gratitude), nous nous empêchons de tomber dans une routine que le temps nous inflige. L’humain ne s’habituant jamais à la reconnaissance, il est fondamental de ne pas cesser d’exprimer sa gratitude envers les autres, de la renouveler sans cesse en restant dans cette fameuse capacité d’attention.

C’est un cercle vertueux qui se travaille jour après jour comme une douche quotidienne (…) :

  • Osez exprimer ce qui ne va pas, mais également ce qui va bien : En reconnaissant les actes et les efforts consentis (même si les résultats ne sont pas forcément à la hauteur des attentes…) vous permettrez de développer un sentiment d’appartenance (« on se sent utile »)
  • Soyez authentique,
  • Soyez crédible, « pour que cela ait du sens ! »

En clair, soyez vous-même !

En restant (ou en redevenant vous-même) vous mettez votre « empreinte » dans la relation. Nous sommes des êtres uniques : ce sont bien nos différences qui nous rendent riches et contribuent à l’équilibre du tout. Les capacités individuelles qui sont les nôtres et que nous utilisons dans l’espace familial comme professionnel, parfois de manière inconsciente (écoute, humour, bienveillance…) contribuent au climat de la relation: Cette reconnaissance dans l’espace de travail (ou privé) agit sur l’estime de soi.

Exemple : Un enfant a besoin d’un adulte pour assurer sa survie. L’enfant associe ce qu’il fait avec ce qu’il reçoit : il utilise son potentiel charme (sourire) pour obtenir un câlin (c’est une première forme de reconnaissance) :« Mon acte est reconnu par mes parents ! ». Cet acte construit le premier pilier de l’estime de soi : 

« Je suis capable ».

 L’enfant comprend très tôt qu’il a « un pouvoir » sur son environnement, qu’il va progressivement perdre à partir de l’adolescence : il vivra son premier deuil …

Notre vie dépend parfois de bien peu de choses : il y a des mots, des gestes, des regards qui peuvent encourager (ou non) l’apprentissage.

Reconnaitre l’autre en tant qu’« être » à part entière, sans rien attendre en retour (…)

 « La pratique de la sophrologie nous permet de devenir sujet de notre existence plutôt qu’objet des circonstances. »

Nous avons le pouvoir de donner un nouvel éclairage de notre existence à travers la relecture positive de notre passé.

« Quel que soit notre passé, il reste une expérience constructive qui permet d’élever le corps à la dimension de l’être. »

« Être » en dehors de toute notion temporelle : ni temps social, ni temps économique, ni temps scientifique, ni temps des horloges (…)

Le grand problème de notre époque, qui cause tant de mal-être et d’anxiété, c’est justement notre manque d’adaptabilité à cette accélération du temps et de la productivité. Nous sommes conditionnés par les deux symptômes et les deux illusions que sont l’URGENCE et l’EFFICACITE. Si nous voulons nous en sortir il nous faut décélérer, et peut-être créer de nouveaux états de conscience à travers l’école de la PATIENCE et de la PERSEVERANCE.

Pour exister l’humain doit habiter « son temps », apprécier le moment présent et s’approprier chaque instant de « la vie » en conscience.

Nous sommes et nous resterons les seuls artisans de notre bien-être. Certains l’appellent bonheur, d’autres joie (…), une chose est sûre c’est que celui qui crée quelque chose existe à travers cette chose, sa création très personnelle, telle une oeuvre d’art (tableaux…).  En créant consciemment votre vie, vous existez pleinement, vous devenez peu à peu responsable de vos actes, vous développez cette aptitude à faire des choix : vous êtes à la fois le sculpteur et la sculpture.

Rappelez-vous l’enfant que vous étiez, celui qui ne craignait rien, qui agissait dans le sens du bien commun et qui attendait le miracle d’être grand pour pouvoir mettre en action ce qu’il rêvait. En grandissant vous avez peut-être oublié ce que vous vouliez faire ou bien renoncé: vous êtes devenu une grande personne de plus, sans miracle (…)

« MAIS si vous ouvrez un œil neuf sur les êtres et les choses, sans attente, vous pouvez encore mettre en déroute le raisonnement de ceux qui ont le jugement faussé par les lunettes de l’habitude. Si vous nourrissez ces capacités positives, en vous accordant déjà à vous-même cette ATTENTION et ce TEMPS, vous pouvez changer de paradigme et jouir pleinement de chaque moment de votre vie. Vous seul avez la capacité d’agir de moins en moins mécaniquement dans vos actes : adieu train-train, ronron et habitudes, bonjour enthousiasme, joie, confiance et bien-être. »

Alors n’attendez plus, prenez le prochain wagon qui entre en gare, je peux vous accompagner un temps durant sur ce chemin de l’attention.

Signature Gilles Taraquois 2

 

 

 

 

 

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