QUEL EST NOTRE RAPPORT AU TEMPS QUI PASSE ?

Qui ne s’est jamais questionné sur le temps qui passe ? 

Généralement dans notre quotidien, le temps qui passe évoque le vieillissement …  

Mais est-ce vraiment le temps lui-même qui nous fait vieillir, et pas ce qu’il advient en nous à mesure qu’il passe : les phénomènes biologiques, l’usure corporelle …

Alors, comment définir le temps ?

Nous confondons souvent le temps et les phénomènes temporels. 

Le mot « temps » est utilisé pour désigner le vieillissement, la succession, la simultanéité, la durée, etc…

Toutes les définitions du temps sont des métaphores du temps dans notre langage commun, comme par exemple « le temps est quelque chose qui passe ». Elles présupposent déjà l’idée du temps. 

Le temps est ce qui garantit la présence du présent en permanence.

Un présent renouvelé, mais toujours présent que nous nous devons de vivre pleinement conscient, sans nous soucier du passé (révolu) ni du futur (imprévisible).

Dans le langage courant, on entend souvent dire que le temps « accélère » à mesure que l’on vieillit. 

On a en fait une perception des durées qui évolue avec l’âge, mais le temps lui-même est complètement indépendant de notre âge, de ce qu’on fait, de notre état physique, mental et émotionnel…

  • Qu’est-ce qui nous empêche de rester présent au même moment présent ? 
  • Qu’est-ce qui nous oblige à suivre le cours du temps ? 

Le temps qui passe, le temps imparti à une tâche, le temps qu’il nous reste (cf texte de Reggiani en bas d’article), le temps que nous avons, le temps que nous n’avons pas ou plus le temps perdu, le temps que nous semblons gagner à courir après…

A toutes ces interrogations chacun apporte ses propres réponses. Néanmoins, il est bien une constante depuis la « nuit des temps »: c’est notre difficulté à envisager et à gérer correctement le temps qui s’écoule inlassablement . 

Notre perception du temps est forcément subjective.

D’une personne à l’autre, d’un instant à l’autre, le même évènement objectivement mesurable sera perçu de façon différente: Qui n’a pas remarqué, par exemple, qu’une journée de vacances à la plage passe plus vite qu’une journée administrative au bureau ?

Quel sophrologue n’a pas un jour reçu une personne disant « Je n’aurai pas le temps de pratiquer », « Je cours toujours après le temps difficile de venir vous voir », « Le temps file à toute allure » etc …

Qu’est-ce que le temps ?
Depuis l’antiquité, les philosophes se sont interrogés sur la nature du temps. 

D’un sentiment d’immuabilité, le temps a été de plus en plus perçu comme variable, changeant voire anxiogène…

Depuis la phénoménologie d’Husserl et d’Heidegger, si chère à la sophrologie, le temps s’est petit à petit défini comme étant subjectif et propre à l’homme.

Et la sophrologie dans tout cela ?
C’est dans nos pratiques spécifiques que le travail sur le temps propre permet un recentrage, un réalignement de la personne dans sa temporalité. 

Bénéficier d’un rééquilibrage de la conscience ordinaire par un travail sur son temps propre permet de se retrouver, un peu comme lorsqu’on récupère d’un « jet lag ».

Notre société moderne a fait du temps un outil de quantification où le mot d’ordre « toujours plus vite »tient lieu de façon d’être.

« La sophrologie nous permet de reprendre contact avec nous-mêmes, de nous poser dans l’instant présent. A partir de là, nous pouvons nous projeter dans notre futur et l’envisager avec plus de sérénité tout en nous appuyant sur notre passé, un passé souvent plein de ressources insoupçonnées auxquelles nous devons apprendre à nous reconnecter. Et, au final, nous redevenons plus efficaces! »

Expérimentation :


« Posez votre montre, arrêtez vos smart-phone, isolez-vous de sollicitations extérieures trop intrusives, accordez-vous ce moment, installez-vous en posture assise, fermez doucement les yeux et prenez conscience de tout votre corps en train de se relâcher, de la tête au pieds, ici & maintenant, de l’endroit où vous êtes, de vos points d’appuis au sol, sur la chaise …
Portez maintenant votre attention sur votre abdomen en posant une main à plat dessus, prenez conscience de votre respiration abdominale. Prenez le temps d’écouter cette respiration en prenant doucement conscience de son rythme, de son volume, de son amplitude… Peut-être sentez-vous déjà les battements forts et calmes de votre cœur… répétez et accueillez les sensations positives »

Par des entrainements successifs, votre rythme respiratoire et votre rythme cardiaque vont peu à peu ralentir et peut-être même se synchroniser.

Profiter pleinement de cet moment présent, laissez-vous pénétrer par votre souffle de vie, par ce va et vient abdominal, et conservez la résonance de cet instant agréable auquel vous pourrez vous raccrocher plus tard

Prenez le temps d’intégrer les sensations de sérénité qui émergent, et peut-être les sentiments de paix et d’équilibre qui en découlent.

Vous venez de « flirter » avec l’état de conscience sophroliminal si cher à la sophrologie CAYCEDIENNE. Cet état, propice aux changements, qu’il vous faudra conquérir par la répétition et l’entrainement.

Après avoir pris le soin de revenir à un état de conscience plus ordinaire, jetez un oeil sur votre montre, vous serez surpris du temps qui s’est réellement écoulé.

Vous avez fait un premier pas, et c’est toujours le plus important. 

Je vous laisse prendre le temps de méditer sur ces deux textes magnifiques :

« Avec le temps
Avec le temps, va, tout s’en va
On oublie le visage
Et l’on oublie la voix
Le cœur quand ça bat plus
C’est pas la peine d’aller chercher plus loin
Faut laisser faire, c’est très bien

Avec le temps
Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre qu’on adorait
Qu’on cherchait sous la pluie
L’autre qu’on devinait au détour d’un regard entre les lignes
Entre les mots et sous le fard d’un serment maquillé
Qui s’en va faire sa nuit

Avec le temps tout s’évanouit…
Avec le temps, avec le temps, va, tout s’en va
Même les plus chouettes souvenirs
Ça t’a une de ces gueules
À la galerie « J’farfouille » dans les rayons de la mort
Le samedi soir quand la tendresse s’en va toute seule

Avec le temps
Avec le temps, va, tout s’en va
L’autre à qui l’on croyait, pour un rhume, pour un rien
L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l’on s’traînait comme traînent les chiens

Avec le temps, avec le temps, va
Tout s’en va
On oublie les passions et l’on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas, les mots des pauvres gens
« Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid »

Avec le temps
Avec le temps, va, tout s’en va et l’on se sent blanchi
Comme un cheval fourbu et l’on se sent glacé
Dans un lit de hasard et l’on se sent tout seul
Peut-être, mais peinard
Et l’on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment, avec le temps
On n’aime plus »

Paroliers :Léo Ferré

« Combien de temps… 
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures, combien?
Quand j’y pense, mon coeur bat si fort… 
Mon pays c’est la vie.
Combien de temps… 
Combien?

Je l’aime tant, le temps qui reste… 
Je veux rire, courir, pleurer, parler, 
Et voir, et croire
Et boire, danser, 
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J’ai pas fini, j’ai pas fini
Voler, chanter, parti, repartir
Souffrir, aimer
Je l’aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu’il n’y a pas longtemps… 
Et que mon pays c’est la vie
Je sais aussi que mon père disait:
Le temps c’est comme ton pain… 
Gardes-en pour demain… 

J’ai encore du pain
Encore du temps, mais combien?
Je veux jouer encore… 
Je veux rire des montagnes de rires, 
Je veux pleurer des torrents de larmes, 
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d’Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J’ai pas fini, j’ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu’à la fin de ma voix… 
Je l’aime tant le temps qui reste… 

Combien de temps… 
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je veux des histoires, des voyages… 
J’ai tant de gens à voir, tant d’images… 
Des enfants, des femmes, des grands hommes, 
Des petits hommes, des marrants, des tristes, 
Des très intelligents et des cons, 
C’est drôle, les cons ça repose, 
C’est comme le feuillage au milieu des roses… 

Combien de temps… 
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je m’en fous mon amour… 
Quand l’orchestre s’arrêtera, je danserai encore… 
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul… 
Quand le temps s’arrêtera… 
Je t’aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment… 
Mais je t’aimerai encore… 
D’accord? »

Parolier : Serge Reggiani

Prenez donc le temps de vivre pleinement, de rire, de goûter, de partager, de méditer, d’accueillir le présent en pleine conscience de vos sens !

Il est temps pour moi de vous laisser,

Bonnes vacances,

Gilles TARAQUOIS 

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