L’agressivité n’est pas forcément synonyme d’attaque.

Dans le sport de haut niveau, beaucoup d’athlètes associent encore la performance à une forme d’agressivité.

Il faudrait « vouloir détruire l’adversaire », « lui marcher dessus », « le manger mentalement ». Cette vision peut fonctionner pour certains profils, mais elle ne convient pas à tout le monde, car l’agressivité n’est pas un concept unique.

Il existe au moins deux formes d’agressivité

La première est une agressivité d’attaque, c’est l’énergie dirigée vers l’extérieur.

Celle qui pousse à imposer son jeu, à dominer, à prendre l’ascendant. Certains champions s’en nourrissent naturellement. Ils aiment le combat, la confrontation directe, le rapport de force.

Mais cette approche peut devenir contre-productive pour des athlètes dont la personnalité est davantage tournée vers la coopération, le respect ou l’harmonie relationnelle.

Leur demander d’entrer dans un rôle qui ne leur ressemble pas crée souvent des tensions internes, une perte de fluidité et parfois même une baisse de performance. d’agressivité.

La seconde forme est l’agressivité de défense.

Elle ne consiste pas à attaquer l’autre, mais à protéger quelque chose qui compte profondément.

  • Défendre son projet.
  • Défendre ses rêves.
  • Défendre ses valeurs.
  • Défendre les heures d’entraînement accumulées.
  • Défendre les sacrifices consentis.

Dans cette logique, l’adversaire n’est plus quelqu’un qu’il faut détruire. Il devient simplement un obstacle à franchir pour préserver ce qui est important pour soi.

Une nuance qui change tout.

L’athlète n’a plus besoin de se transformer en quelqu’un qu’il n’est pas. Il peut rester fidèle à sa personnalité tout en développant une détermination extrêmement puissante.

Face à un adversaire particulièrement sympathique ou respecté, beaucoup de sportifs ressentent inconsciemment un frein à l’idée de « l’écraser ». Ils ont du mal à mobiliser une agressivité d’attaque.

En revanche, ils peuvent parfaitement mobiliser une agressivité de défense :

  • « Je respecte mon adversaire, mais je vais défendre mon objectif. »
  • « Je respecte la personne, mais je protège mon rêve. »
  • « Je respecte l’homme ou la femme en face de moi, mais je ne renoncerai pas à ce pour quoi je travaille depuis des années. »

La véritable question n’est peut-être pas : “Comment devenir plus agressif ?”, mais plutôt :

Quelle forme d’agressivité est compatible avec ma personnalité et me permet d’exprimer mon plein potentiel ?

Car la performance durable ne consiste pas à jouer un personnage, mais elle consiste à mobiliser la bonne énergie, au bon moment, au service de ce qui compte vraiment.

© Gilles TARAQUOIS – Sophrologue – Méthode SEV

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