Le passé est la clé de ce que vous êtes aujourd’hui. Il constitue le socle sur lequel vous vous êtes construit au fil du temps, mais il peut aussi être la source d’un mal-être profond.
Comment s’en libérer consciemment ?
En revivant certains moments de votre vie, comme en feuilletant les albums de votre enfance, en évoquant les souvenirs de vos années de lycée avec vos « amis d’avant » ou en repensant à vos amours passées, vous devenez conscient de ce que vous étiez et de ce que vous êtes devenu.
Se référer au passé, c’est se repositionner dans le présent et anticiper l’avenir.
Quel que soit votre vécu, il existe toujours un espace à vivre, parfois étroit et douloureux où l’on étouffe sous le poids des émotions, parfois plus vaste, comme une bulle douce et réconfortante dans laquelle on se reconnaît, et où l’on aime revenir se ressourcer.
En choisissant de renoncer à une partie de son passé, nous faisons le deuil de ce que nous avons perdu. Ce processus est souvent émotionnellement complexe.
Les psychologues identifient quatre étapes de ce travail de deuil :
- Le Déni – La sidération, l’incrédulité : « Je refuse d’accepter que ce qui a été ne sera plus. »
- La Colère : « Je suis en colère contre le temps qui passe. »
- La Peur / La Dépression : « Que va-t-il se passer maintenant ? »
- L’Acceptation, qui mène au renoncement et à la reconstruction.
« Ceux qui s’accrochent au passé n’arrivent pas à suivre ce processus, car ils refusent de vivre leurs émotions. »
Le deuil est un chemin : la souffrance d’aujourd’hui évoluera et s’apaisera avec le temps.
Pourquoi certains réussissent-ils mieux que d’autres ?
Nous sommes tous uniques, et certains d’entre nous n’ont pas eu l’occasion d’apprendre à gérer leurs émotions : à les accueillir, les vivre et les exprimer.
L’origine de nos souffrances réside souvent dans notre petite enfance. Ce sont souvent ces émotions d’enfant – colère, peur, tristesse – que nous n’avons pas pu exprimer, qui restent figées en nous. On nous a parfois appris à ne pas avoir peur, à ne pas pleurer, à ne pas se mettre en colère.
En conséquence, nous devenons des adultes « prisonniers » de ces émotions, incapables de les dépasser.
Lorsque nous restons attachés au passé, nous refusons de digérer nos traumatismes. Nous cristallisons nos émotions et nous nous empêchons d’avancer.
Nous refusons d’oublier un être cher, de chasser de notre esprit un proche disparu : inconsciemment, nous essayons de le faire revivre en restant connectés à ce passé révolu.
Le deuil est douloureux aussi parce qu’il nous confronte à la notion de « finitude » et à l’idée de notre propre mortalité. Derrière l’incapacité à tourner la page se cache souvent un phénomène de régression, une difficulté à se détacher, à « grandir », comme celle vécue par l’enfant qui se sépare de sa mère, premier deuil auquel nous faisons face.
L’absence, réelle ou symbolique, du père est souvent en cause. C’est lui qui, en se mettant entre la mère et l’enfant, pousse ce dernier à se détacher de la relation fusionnelle avec la mère pour se tourner vers le monde. L’absence du père peut entraîner un enfant à rester « attaché » à sa mère. Devenu adulte, il vivra avec le sentiment que « c’était mieux avant ».
Mais alors, que faire ?
- Vivez dans l’Ici et Maintenant :
Vivre pleinement l’instant présent, c’est reprendre possession de son corps, de ses sensations et de son existence. Pratiquez des exercices de relaxation ou de respiration diaphragmatique pour vous reconnecter à votre corps et à vos sens. - Stimulez votre créativité :
La création et l’imaginaire sont des moyens puissants de retrouver confiance en soi. En produisant quelque chose de nouveau, comme une œuvre d’art, vous pouvez constater les progrès que vous avez accomplis. L’objet que vous réalisez devient le témoin de votre évolution. - Identifiez vos peurs :
Il est impossible de tout contrôler dans la vie. En notant vos peurs, vous les mettez à distance et vous adoptez une vision plus rationnelle de votre avenir, réduisant ainsi l’anxiété qu’elles génèrent. - Libérez-vous du passé :
Nous avons tendance à idéaliser notre passé. Les lieux, les ambiances, les sensations – tout est magnifié par notre mémoire. Parfois, revenir consciemment dans ces lieux qui nous hantent peut nous aider à voir le passé sous un autre jour. L’adulte que vous êtes ne ressent plus les émotions de l’enfant que vous étiez. Ce retour peut aussi être l’occasion de clore certains chapitres et repartir sur des bases plus saines.
Si vous êtes souvent désigné comme « nostalgique » parce que vous vous perdez dans le passé, accordez-vous du temps pour revenir dans le présent. Prenez du recul pour vous recentrer.
Si, avec le soutien d’un thérapeute, vous parvenez à regarder votre passé avec sérénité, il est peut-être temps de tourner la page sans regret, de refermer certains chapitres de votre vie. Visualisez un sourire, faites la paix avec vous-même et vivez l’instant présent avec conscience et équilibre.
Ce regard bienveillant sur vous-même vous permettra de vivre pleinement dans l’ici et maintenant, solidement ancré, tourné vers un avenir serein.
Je suis Gilles TARAQUOIS, sophrologue et préparateur mental. N’hésitez pas à me contacter au 0785481874 ou par email : gillestaraquois@sophroespacedevie.fr.

