C’est une phrase que j’entends régulièrement en consultation.
- Un dirigeant avant une présentation importante.
- Un étudiant lors d’un examen.
- Un sportif avant une compétition.
- Un professionnel devant un auditoire.
Tous me disent la même chose :
« Je connaissais mon sujet”, “J’avais répété”, “J’étais prêt” (…)
Et pourtant, au moment décisif :
➡️ trou de mémoire
➡️ voix qui tremble
➡️ difficultés à trouver ses mots
➡️ sensation de panique ou de vide mental
➡️ impression d’être devenu incapable de faire ce que l’on maîtrise habituellement
La plupart des personnes concluent alors :
“Je manque de confiance, » “Je ne suis pas assez compétent”, “Je ne suis pas fait pour ça” (…)
Or, dans bien des cas, le problème n’est pas là, ce n’est pas un manque de compétence: c’est souvent une surcharge émotionnelle ou physiologique.
Lorsque le cerveau perçoit une situation comme particulièrement importante, menaçante ou à fort enjeu, il active ses mécanismes de protection.
- Le système nerveux se met en état d’alerte.
- Le rythme cardiaque augmente.
- La respiration se modifie.
- La tension musculaire s’élève.
- L’attention se focalise sur le danger perçu.
À cet instant, certaines fonctions essentielles à la performance peuvent être perturbées.
- La mémoire devient moins accessible.
- Les mots semblent disparaître.
- La pensée perd en fluidité.
- La voix peut trembler.
Parfois, la personne ressent même un phénomène de sidération : elle sait ce qu’elle veut dire, mais elle n’arrive plus à mobiliser ses ressources comme elle le ferait dans une situation ordinaire.
Ce phénomène est beaucoup plus fréquent qu’on ne le pense.
Il touche des personnes expérimentées, compétentes et parfaitement préparées.
Ce n’est pas nécessairement un manque de connaissances, mais c’est souvent le résultat d’un système nerveux momentanément débordé par la pression.
La bonne nouvelle est que cela se travaille.
En apprenant à mieux réguler le stress, les émotions et les réactions physiologiques du corps, il est possible de retrouver davantage de stabilité, de clarté mentale et d’efficacité dans les situations à enjeu.
La performance ne dépend pas uniquement de ce que l’on sait faire.
Elle dépend aussi de notre capacité à rester disponible à nos compétences lorsque la pression monte.
Et vous, avez-vous déjà vécu ce moment où vous saviez exactement quoi faire… mais où votre cerveau semblait avoir décidé de vous abandonner au pire moment ?
Gilles TARAQUOIS – Sophrologue – Méthode SEV

