La colère: une émotion primaire et nécessaire qu’il nous faut apprendre à maîtriser (…) La sophrologie peut nous accompagner dans cette démarche !

La colère késako ?

Il est primordial, dans un premier temps, de comprendre que la colère est une émotion dite « primaire » ou de « base » au même titre que la peur, la joie, le bonheur, la tristesse ou le dégoût, à ceci près qu’elle est consécutive au fait de ressentir une blessure, un manque ou une frustration.

Elle est, comme les autres émotions, intimement liée à notre corps : Lorsque l’on parle de « en avoir plein le dos », « avoir la gorge serrée », ou « le cœur brisé » nous exprimons ce lien de mal être avec le corps.

Apprendre à la maîtriser peut permettre d’éviter quelques désagréments aux conséquences parfois fâcheuses voire irréversibles : réponses ou propos inadaptés, mauvaises décisions, actes regrettables, violence …

Si vous écoutez votre corps vous allez apprendre à :

  1. Identifier vos émotions,
  2. Accepter vos émotions,
  3. Trouver une réponse adaptée à votre propre ressenti

En psychologie, la colère est considérée comme un moyen d’affirmer sa personnalité et de maintenir son intégrité physique et psychique : en percevant nos propres états corporels nous percevons notre conscience émotionnelle. Selon que nous nous sentons bien ou mal (dimension de valence) ou plein d’énergie ou épuisé (dimension d’activation) nous influençons notre état corporel dans son ensemble.

Je m’explique : si vous prenez l’émotion « colère » par exemple, elle émergera selon la manière dont les dimensions de valence et d’activation seront conceptualisées par vous-même au niveau phénoménologique et au niveau de votre propre système nerveux autonome (sympathique).

C’est un fait avéré, la colère doit s’exprimer (plutôt que s’enfouir), mais elle reste néanmoins l’une des pires conseillères qui soit tant sur le plan personnel que professionnel. En y cédant, elle vous conduira vraisemblablement à ne pas considérer les choses avec objectivité.

La colère est-elle nécessaire ?

OUI, il est normal et nécessaire d’exprimer sa colère. Ne pas le faire reviendrait à créer des zones de non-dits (dénis) et à parasiter les relations à soi-même et aux autres.

« Une fois de plus, tout réside dans notre capacité individuelle à écouter notre propre corps et à détecter les signaux d’avertissement. »

 

Pour éviter d’en arriver à ce stade, il est préférable de prendre soin de soi et de son entourage en apprenant à contrôler et à évacuer ce sentiment de colère avant qu’il ne vous submerge.

Évacuer sa colère en 5 minutes chrono avec la sophrologie …

1ère étape : RESPIREZ profondément (Respiration Diaphragmatique Pausée)

2ème étape : DETENDEZ-VOUS physiquement (Relaxation Dynamique Caycédienne)

3ème étape : REPETEZ mentalement des mots ou des phrases positives (phronèmes) qui inspirent pour vous le calme et la détente,

4èmeétape : VISUALISEZ un OBJET NEUTRE (une image, un lieu, un souvenir où vous vous sentez particulièrement bien au niveau physique, mental et émotionnel)et qui génère un sentiment de sécurité.

5ème étape : Accueillez vos ressentis (sensations & perceptions) sans juger ni analyser ce qui se vit, juste :

  • Se demander ce qui est là sur le moment en tant qu’observateur attentif (sentiments, humeurs).
  • Identifier ses réactions : importance & intensité de l’émotion perçue et vécue ?
  • Localiser les régions corporelles touchées(tête, gorge, cœur, dos, estomac…)
  • Identifier éventuellement la couleur et la forme (arrondie, tranchante…) qui peuvent y être associées ?

En agissant de la sorte vous allez prendre progressivement conscience de l’émotion « colère » vécue, apprendre à la désamorcer puis peut-être mieux la comprendre, l’accepter et savoir la gérer.

 Je vous propose d’expérimenter un exercice qui a pour objectif d’évacuer ce sentiment de colère pour revenir à un état de calme plus propice à une prise de décision raisonnée.

En étant à l’écoute de notre corps nous avons le pouvoir de renverser cette tendance que l’on a tous à vouloir se détacher de nos émotions, pour finir par n’être que submergé par nos soucis (personnels et professionnels).

L’idéal est de pouvoir pratiquer régulièrement, au moins quelques minutes par jour, où vous voulez, debout ou assis , (voire allongé en cas de grosse fatigue ou de pathologie lourde) un exercice simple et tellement bénéfique.

Dans un premier temps, bien installé dans tous vos points d’appuis, vous relâchez déjà toutes les tensions inutiles…

  1. Inspirez par le nez, retenez l’air dans les poumons (en restant dans un état de confort personnel) et contractez l’ensemble des muscles de votre corps. En partant du sommet de votre crâne, vous devez sentir tous vos muscles se contracter.
  2. Expirez par la bouche profondément et lentement (comme en soufflant dans une paille) et relâchez vos muscles. En répétant cet exercice 5 minutes minimum 3 fois par jour, vous devriez réussir à dénouer les tensions les plus fortes et à installer de longues heures durant un état de calme intérieur propice au mieux-être.

Vous pouvez enchainer par quelques exercices de relaxation dynamique sur les systèmes de votre choix (cf article sur relaxation dynamique caycédienne)…

Puis pratiquer un exercice de visualisation : par exemple vous pouvez visualiser votre colère sous la forme d’un tsunami qui dévasterait tout sur son passage :

« Visualiser l’accumulation des tensions dans la roche qui précède le tremblement de terre et le séisme sous-marin, la libération brutale de cette énergie contenue puis la déformation violente de la croûte terrestre, la vague géante générée par cette onde de choc qui devient de plus en plus grande, de plus en plus puissante, puis qui se fracasse sur le sol en emportant tout sur son passage dans un grondement sourd, inondant d’eau et de boue les terres, détruisant objets et bâtiments … Puis progressivement la vague qui perd de sa force, le reflux rapide de la mer, les nuages qui se dissipent, les grondements et les cris se taisent enfin, le ciel s’éclaircit, le soleil apparait, la végétation verte, fleurie et vivace reprend ses droits, vous accueillez ce renouveau synonyme de calme intérieur ».

Conclusion :

La colère est normale et nécessaire si elle reste sous contrôle, elle peut même inviter à l’action . Mais quand elle est aveugle et désordonnée elle devient fureur et génère tristesse et peurs.

« Une émotion réprimée finira un jour ou l’autre par jaillir et se retourner contre soi-même. »

En refusant d’accepter de reconnaître que l’on est en colère, nous épuisons notre système nerveux et pourrissons notre relation à l’autre.

Au contraire, en l’exprimant nous acceptons de nous en libérer.

Mais il est nécessaire d’être accompagné dans cette démarche pour s’entrainer à ressentir et à exprimer cette émotion.

Au bout de quelques séances de sophrologie vous pourrez chasser les tensions inutiles, mobiliser vos ressources et retrouver rapidement et à la demande ce fameux calme intérieur qui suit souvent la tempête.

Signature Gilles Taraquois 2

 

 

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