Ralentir pour mieux rebondir !

Ralentir pour mieux rebondir !

Et si une partie des réponses que nous cherchons en vain pour être plus performant n’était pas à trouver dans le toujours plus vite, mais dans son opposé ! 

 En clair, si on freinait un peu au lieu d’accélérer ! 

J’en vois déjà certains sursauter sur leur chaise : « Quoi, mais comment peut-on faire l’éloge de la lenteur dans un monde où la vie semble être liée à une réaction immédiate ?!?! ».

Comprenez que réaction, vient du verbe réagir, c’est-à-dire agir en retour (dans l’instant) et non pas agir en réflexion ! 

Nous pouvons alors nous poser légitimement la question suivante :

« Faut-il réfléchir avant d’agir ? »,

Rappelez-vous que l’on nous disait petit : « Tourne ta langue 7 fois dans sa bouche avant de parler » ? 

Ces paroles martelées depuis l’enfance sont souvent enracinées profondément en nous !

J’y reviendrai plus bas …

Pour comprendre réaction cherchons quelques synonymes qui vont nous éclairer un peu plus sur son sens : « se défendre, résister, riposter, se rebeller … »

Réagir, c’est donc répondre à une situation donnée dans l’instant.

Notre réaction est la conséquence d’une perception subjective : Notre cerveau au niveau reptilien reçoit un signal extérieur perçu comme danger, il bascule en mode panique car il cherche une seule issue : la survie… c’est ce qu’on appelle plus communément le stress aigu.

Ce stress est une réaction neuronale primaire : nous cherchons à nous adapter et à sortir tant bien que mal d’une situation ressentie comme une menace : « Soit je fuis, soit j’attaque, soit je suis sidéré ! ».

Notre réaction est donc liée à un problème de gestion des émotions …

Et nous reproduisons constamment les mêmes schémas (avec quelques variantes) !

Nous vivons dans un environnement de plus en plus stressant et anxiogène, nous sommes pris dans une frénésie de résultats à très court terme, un besoin de performance coute que coute, tant dans le domaine personnel que professionnel, tant dans l’entreprise, l’hôpital ou le sport de haut niveau. Nous sommes de moins en moins patients, nous évoluons dans le monde du « toujours plus vite ».

Cela a pour conséquence de nous faire tomber dans une spirale qui nous tire vers le bas :  un foutu cercle vicieux auquel nous tentons d’échapper en recherchant (une nouvelle fois) une issue immédiate (zone de survie) : Nous répondons notamment à notre anxiété chronique par une (sur)consommation « médica-menteuse » afin de rester simplement dans le train ! (La France est la plus grande consommatrice au monde de psychotropes !!!)

Parler de lenteur peut vous paraitre « décalé », mais ce n’est pas pour autant dénué de sens …

  • En ralentissant, vous redevenez acteur de votre vie, vous n’êtes plus seulement l’objet mais vous êtes à la fois le sujet de la scène qui se joue et l’observateur qui ressent et analyse (sans juger) … 
  • En ralentissant, vous vous accordez un droit à la pause
  • En ralentissant, vous vous autorisez à observer et à poser un regard plus lucide sur l’action en cours, sur le présent : l’ici et maintenant.
  • En ralentissant, vous prenez le temps d’accepter les autres perceptions, même si elles sont différentes des vôtres, avant de prendre une décision, vous faites un pas vers la maîtrise de vos émotions et vous restez surtout dans l’action de faire… 

Notre temporalité nous joue souvent des tours, nous restons bloqués dans le passé ou bien sommes angoissés à l’idée du futur mais nous sommes rarement dans le présent. C’est un fait avéré, figés dans nos souvenirs ou accaparés par nos projections négatives, nous créons bien malgré nous des conditionnements et des croyances qui nous limitent dans notre croissance.

Notre passé doit rester une expérience sur laquelle nous devons nous appuyer en conscience, sans jugement, sans a priori (que les résultats de nos actions soient positifs ou négatifs, que le chemin ait été parsemé de victoires ou de défaites, de réussites ou d’échecs) …

« Je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprends ! »  Nelson Mandela

Nous sommes contraints de prendre un train en marche plutôt que confortablement en gare et ce sera de plus en plus fréquent car personne ne ralentira pour nous attendre.

Mais prendre un train en marche à grande vitesse, sans entrainement, cela relève non seulement une attitude inconsciente mais dangereuse.

Nous pouvons alors nous poser légitimement la question suivante :

« Devons-nous réfléchir avant d’agir ? »

Plutôt que réfléchir (connexion au néocortex), je vous invite à ressentir (c à d développer la connexion à notre cerveau limbique : notre mémoire). 

Mais pour se reconnecter de manière positive à notre passé, à notre « bibliothèque de souvenirs », il nous faut au préalable, réapprendre à ralentir, à respirer, à ressentir. Nous devons nous poser pour prendre du recul (…) pour avoir un regard lucide, positif et objectif sur la scène qui se joue dans l’instant, puis revisiter notre passé avec un regard neuf et naif, et enfin nous préparer à vivre nos lendemains avec sérénité !

En clair, soyez dans l’action !

L’action doit donc précéder parfois la réflexion : ne pas trop réfléchir et se projeter sur les conséquences positives ou négatives de nos actions, nos fameux : « Et si … ».

Nous devons « être » dans « l’ici et maintenant », et c’est là que le ralentissement prend tout son sens : « Je redeviens conscient et lucide, je me pose, j’observe et je ressens pour être plus efficace et plus performant ! »

Etape 1 : Je me fixe un objectif ambitieux mais réaliste

Etape 2 : j’entre en action, pas à pas, marche après marche, sans précipitation.

  • Si la première marche débouche sur un succès, je ne m’arrête pas en chemin et je passe à la seconde, puis la troisième … en restant conscient de mes faiblesses et de mes fragilités et lucide sur mes capacités et mes ressources !
  • Si la première marche se solde par un échec :  je relativise, j’accepte et je choisis une autre voie, un autre angle de progression, puis je me remets en route, une marche après l’autre, à mon rythme avec confiance, détermination et en-vie.

Le premier succès acquis me permet d’engranger de la confiance et de l’énergie positive (communicative), je sème une graine qui pousse à son rythme : je ne suis plus en mode survie, je viens de basculer en mode croissance, j’attire le positif autour de moi !

En agissant en conscience, je réalise que je suis au centre de l’actionje suis l’acteur du projet et je prends conscience progressivement que je suis sur la bonne voie, « ma voie », je me rapproche du but de manière qualitative : « Peu, (peut-être) mais bien à chaque fois ! »

Pour réussir, je dois sortir du schéma « toxique » de l’objectif temps et de l’enjeu pour l’enjeu !

A posteriori, en fonction de vos résultats, vous serez en mesure de « réfléchir » à d’autres scénarii qui vous feront encore grandir et progresser sur le chemin de la performance : l’action appelle l’action, la prise de conscience appelle à la prise de conscience.

« Le but est le chemin et le chemin est le but » !!!

Je ne demande à personne de me croire sur parole sur l’efficacité de chaque action si je reste ancré dans l’instant, ni sur cet « éloge de la lenteur » (que je prône) face à cette permanente accélération du monde. 

Nos perceptions sont par nature subjectives, mais essayez simplement d’expérimenter par vous-même et vous serez peut-être agréablement surpris de son pouvoir sur vos capacités à performer … rapidement ! 😉

Gilles Taraquois

Sophrologue – Consultant – Préparateur mental

http://www.sophroespacedevie.fr

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